Un avenir fait d’avions, de fusées et d’étoiles


Karl et Marianne partagent une passion pour l’aérospatiale. Tous deux stagiaires en fin d’études chez Thales, une entreprise mondiale réputée à la fine pointe de la recherche, ils trouvent dans cette expérience leur bonheur et de quoi rassasier leur passion tout en les faisant rêver d’un avenir composé d’avions, de fusées et d’étoiles. Dans le cadre de la campagne de promotion des carrières Ose l’aéro, Aéro Montréal les a rencontrés. Actuellement en dernière année à Polytechnique Montréal, Marianne a débuté ses études en astrophysique et en génie physique avant de se spécialiser en génie électrique. Passionné d’informatique, Karl étudie en ingénierie informatique à l’Université McGill depuis trois ans.

Mia-Rita Elias, Aéro Montréal : Pourquoi êtes-vous devenus stagiaires chez Thales ?

Marianne : Je regardais la liste des stages qui m’était fournie pour compléter mon bac et plusieurs d’entre eux étaient reliés à la programmation. Le stage de Thales m’intéressait particulièrement car je trouvais cela beaucoup plus intéressant de travailler avec des systèmes applicables et concrets. De plus, l’entreprise Thales évolue dans un domaine rigoureux avec des expertises diversifiées. Je suis vraiment contente de mon choix parce que c’est un domaine passionnant avec beaucoup d’opportunités et de possibilités d’emploi.

Karl : Je suis chanceux car j’ai été choisi assez tôt dans le cycle d’embauche. En réalité, Thales m’a intéressé surtout pour l’aérospatiale. C’était à la suite logique de mon stage de l’an dernier, je voulais continuer à me spécialiser dans le domaine de l’aérospatiale et dans les systèmes critiques. En fait, le programme en système critique est très différent de logiciels dans d’autres domaines où il est moins important que les systèmes soient fonctionnels en tout temps. Nous travaillons sur des programmes qui peuvent mettre des vies en danger s’ils ne fonctionnent pas bien, donc ça me donne encore plus de motivation pour m’appliquer dans mon travail. Cette partie m’intéressait beaucoup et chez Thales, je peux explorer ça.

Mia-Rita Elias, Aéro Montréal : Qu’est-ce qui a éveillé en vous de l’intérêt pour l’aérospatiale ?

Marianne : Comme j’ai débuté en astrophysique dans mes études, j’ai toujours eu une passion pour tout ce qui est avion, fusée et espace. Alors, j’étais toujours plus ouverte à travailler dans la recherche sur des travaux qui étaient plus en lien avec des systèmes qui touchent l’aéronautique. Chez Thales, on voit vraiment que les systèmes sont critiques, donc ils ont beaucoup plus de contraintes et de défis. Par exemple, s’il y a de la foudre, l’avion ne peut pas juste s’écraser ou exploser, il faut qu’il continue à voler. Cela m’a toujours intrigué parce qu’il faut penser à comment  peut-on créer des systèmes aussi spécifiques.

Karl : Personnellement, c’était surtout les médias qui m’ont inspiré. En fait, en aérospatiale, c’est le film « Interstellar » qui m’a complètement éveillé. Je suis passé de quelqu’un qui voulait aller en jeux vidéo à quelqu’un qui soudainement voulait aller en aérospatiale. Avec cet intérêt, j’ai commencé à suivre beaucoup SpaceX, une compagnie qui travaille aussi dans l’aéronautique. C’est cela qui m’a poussé entrer à l’Université et à m’intéresser à ce domaine.

Mia-Rita Elias, Aéro Montréal : Décrivez-moi une journée typique chez Thales ainsi que les activités que vous entreprenez.

Marianne : Je suis beaucoup sur mon ordinateur. Je fais le développement d’un système pour le contrôle de la puissance, donc pour contrôler ce qui va être fourni aux pièces électriques. Avant ça, je développais les systèmes sur la carte et je faisais des tests, des fonctionnements et des simulations physiques pour voir si les comportements qu’on avait en simulation à l’ordinateur étaient respectés sur la carte elle-même. Pour la suite de mon stage, je fais l’implémentation du hardware dans les puces pour imiter le même genre de comportement dans un autre système qui est similaire.

Karl : Je suis exclusivement sur l’ordinateur. Je travaille sur des outils qui facilitent le développement de logiciels qui vont se retrouver dans les avions. Alors, je mets à jour cet outil qui est utilisé chez Thales. Je répare des problèmes qui peuvent apparaître et j’améliore pour que ce soit plus facile à se servir pour l’utilisateur. Aussi, je passe beaucoup de temps à apprendre les processus derrière l’ingénierie logiciel. Comme mentionné, j’étudie en ingénierie informatique, donc à l’école, je ne touche pas énormément à tout ce qui a rapport à la gestion de développement. Chez Thales, afin de produire du logiciel certifié, c’est important de suivre un processus préétabli. Mon travail me permet donc de placer ce que j’ai appris à l’école dans un contexte plus rigoureux.

Mia-Rita Elias, Aéro Montréal : Planifiez-vous de travailler dans le secteur aérospatial après avoir fini vos études ?

Marianne : C’est une très grande possibilité. Après avoir vu les systèmes et les designs que je pouvais faire ici, j’ai trouvé ça beaucoup plus intéressant que ce que j’aurais pu avoir si j’étais allée en génie d’énergie ou électricité. L’aérospatiale est un domaine qui me met au défi et qui me pousse à me dépasser.

Karl : Je ne suis pas sûr, mais j’aimerais travailler dans l’industrie aérospatiale une fois que j’aurai gradué.

Mia-Rita Elias, Aéro Montréal : Recommanderais-tu l’aérospatiale à d’autres étudiants ?

Marianne : Je recommanderais à des gens qui veulent un bon défi, qui ne cherchent pas à faire des choses simples et qui cherchent à s’orienter dans la recherche. C’est un domaine qui bouge beaucoup. On essaie toujours d’améliorer nos systèmes et de les comprendre. Par exemple, pourquoi un système fonctionne et qu’est-ce que nous pouvons faire de mieux. Donc, toujours aller chercher plus loin. Je suis quelqu’un qui aime ce genre de défi, alors je le recommande !

Karl : Définitivement, je le recommanderais. C’est plus une passion qu’un métier. Évidemment, c’est super intéressant quand on a de l’intérêt pour les avions et l’aérospatiale en général, mais ça peut aussi être vraiment un domaine enrichissant par rapport à la programmation et à l’ingénierie logicielle. À l’école, l’important c’est la compréhension des concepts. La majorité du temps, ce que quelqu’un va développer, ce n’est jamais très important que ça fonctionne à cent pour cent. Par exemple, on peut souvent retrouver des problèmes sur des applications sur nos cellulaires, qui ne s’avèrent pas critiques. J’ai l’impression qu’à l’école, on ne me montre pas nécessairement comment bien développer une application, on me montre plutôt les concepts et la théorie. Chez Thales, ou dans le domaine de l’aérospatiale en général, il n’y a pas vraiment beaucoup de place à l’erreur. Donc, j’apprends beaucoup plus à être rigoureux dans le développement. Même comparé à d’autres domaines informatiques, je vois beaucoup de méthodologies de travail qui sont instaurés dans l’aérospatiale qu’on ne va pas nécessairement voir dans d’autres domaines informatiques.

Pour résumer leur expérience à Thales, les deux stagiaires affirment avoir énormément appris sur l’industrie aérospatiale mais aussi sur le milieu professionnel. Les réunions, les conférences, la documentation, ainsi que l’apprentissage sur le domaine s’avèrent très formateur. De plus, l’énergie palpitante, le sentiment d’être valorisé et la liberté chez Thales favorise l’innovation et la créativité, et laisse la place aux plus jeunes pour lancer leurs propres idées. En quelques mots, intéressant, progressif et un défi gratifiant.