Publication du livre Propulser le Québec vers de nouveaux sommets, pour un engagement renouvelé en aérospatiale


Nous devons reprendre la destinée de notre industrie aérospatiale en main

 

Montréal, 26 août 2019- Comprenant une série de 15 propositions, adressées aux trois paliers de gouvernement - Fédéral, provincial, municipal -, Propulser le Québec vers de nouveaux sommets, pour un engagement renouvelé en aérospatiale est un plaidoyer en faveur d’une industrie aérospatiale au service du Québec et de ses travailleurs et travailleuses.

« Notre principal défi en aérospatiale au Québec ce n’est pas tant d’en faire plus, mais plutôt de faire mieux en faisant les choses autrement. Par exemple, en plaçant avant tout les intérêts du Québec et de ses travailleurs dans nos orientations stratégiques pour soutenir l’industrie, a déclaré le Coordonnateur québécois du Syndicat des Machinistes David Chartrand. De nos chercheurs dans les universités jusqu’à nos travailleurs dans les usines, nous devons considérer et impliquer l’ensemble de nos forces vives pour façonner à la fois le Québec et l’aérospatiale de demain. Ce texte entend justement contribuer positivement à ce processus. »

Ce document vise aussi à faire reconnecter le Québec avec un de ses fleurons industriels. Par exemple le premier bloc du document comprend un survol historique de l’évolution de l’industrie au Québec depuis ses origines au début du 20e siècle.

 « Notre secteur aérospatial, qui est le fruit d’un siècle d’évolution, a permis à des générations de travailleurs de démontrer leur savoir-faire, leur ingéniosité et leur compétence. Nos efforts et nos réussites dans le domaine nous ont apporté une renommée internationale et ont contribué à la construction d’une société moderne et dynamique et nous croyons que c’est le genre de réussite collective dont nous devons être fiers », souligne David Chartrand.

Un message lancé aux partis politiques fédéraux

« Alors qu'ailleurs dans le monde des États cherchent à faire naitre ou grandir leur secteur aérospatial par des actions concrètes, le Canada n'a toujours pas de plan d'ensemble pour aider les provinces et coordonner leurs efforts, explique le coordonnateur québécois du Syndicat des Machinistes. Ce qui fait qu’actuellement, le Québec doit se battre seul pour assurer la survie de l’un de ses plus importants piliers économiques.  Le gouvernement fédéral doit faire partie de la solution et l’élection qui s’en vient est un bon moment pour le rappeler.  Comme nous l’avons mentionné dans le rapport Potentiel cloué au sol, publié par la direction canadienne de l’AIMTA en février dernier, une politique industrielle aérospatiale efficace doit s’articuler à l’échelle pancanadienne. En ce sens, il est nécessaire que le gouvernement fédéral s’engage à mettre en place une telle politique en donnant une place au Québec qui correspondra à la taille et au potentiel de son industrie. » 

Des démarches sont en cours auprès des partis politiques fédéraux et provinciaux afin de discuter du contenu du document. D’ailleurs, des rencontres sont déjà à l’horaire avec des députés fédéraux et provinciaux. La planification de rencontres avec des élus municipaux est également à l’ordre du jour.

Durant la journée, une version papier du livre sera distribuée à des membres du Syndicat des Machinistes œuvrant dans le secteur aérospatial. Le Syndicat invite également la population québécoise à se procurer gratuitement la version électronique de son document en se rendant au http://www.aimtadistrict11.org/propulser-le-quebec

Résumé des propositions.

Propositions en matière de formation

  • S’attaquer au manque de coordination et de planification stratégique entre les différents ministères responsables de financer les programmes de formation et les projets des institutions d’enseignement dans les métiers de l’aérospatiale.
  • Renforcir nos espaces de coopération entre nos écoles, nos consortiums de recherches et d’innovation en aérospatiale et nos entreprises, afin qu’ils puissent travailler à garantir la qualité, la polyvalence et la reconnaissance de nos programmes de formation de façon continue.
  • Investir dans cet atout que représentent nos écoles nationales et notre réseau d’établissements d’enseignement en aérospatiale, plutôt que de créer et d’offrir des programmes de formation en aérospatiale à de nouveaux établissements où de transférer cette responsabilité au secteur privé.
  • Mettre en place les mesures nécessaires pour favoriser l’implantation d’une culture de la formation continue dans l’ensemble du secteur aérospatial.
  • Concevoir des programmes pour assurer le transfert des connaissances entre les différentes générations de travailleurs.
  • S’attaquer à la problématique du recrutement de main-d’œuvre qualifiée en aérospatiale en exerçant une politique de mise en valeur des secteurs économiques et des métiers porteurs d’avenir. Nous proposons au gouvernement d’inclure un volet à cet effet dans sa stratégie de développement de la main-d’œuvre.

 

Propositions pour renforcer notre écosystème aérospatial

  • Améliorer le niveau de coopération et le développement de partenariats au sein de notre écosystème aérospatial en structurant l’ensemble de ses programmes de façon à regrouper les acteurs de l’industrie autour de projets rassembleurs et priorisant la consolidation de l’ensemble de l’écosystème. 
  • Revoir le fonctionnement des acteurs publics municipaux, provinciaux et fédéraux, des établissements d’enseignement ainsi que des différentes organisations responsables de la concertation et du développement de notre écosystème aérospatial.
  • Accompagner davantage l’implantation du 4.0 au sein des PME composant l’écosystème aérospatial, en regroupant et en redéfinissant les initiatives déjà existantes au sein d’un comité créé à cet effet

 

Propositions sur l’aérospatiale et l’environnement

  • Accentuer ses efforts dans la création d’un avion vert, dans l’amélioration de la gestion du cycle de vie ainsi que de la production des aéronefs et de ses composantes, en poursuivant et en intensifiant sa collaboration aux travaux réalisés entre autres par le projet SA2GE et en favorisant une utilisation éco-responsable des ressources par les entreprises aérospatiales.
  • Investir davantage dans la transition énergétique et les sources d'énergie alternatives, par le financement de la recherche à l’intérieur de son réseau d’éducation et de ses institutions de recherche scientifique.
  • S’engager dans la création au Québec d’une filiale de récupération et d’entreposage des aéronefs et de leurs composantes.

 

Propositions afin de mieux protéger le Québec et ses travailleurs

  • Se donner un plan d’action pour mieux identifier les travailleurs à statut précaire et qu’il leur fournisse un cadre pour faire respecter leurs droits et pour améliorer leurs conditions.
  • S’engager à mettre en place les mécanismes nécessaires pour faire assumer aux entreprises leur part de responsabilité sociale lors de démarches de délocalisation ou de sous-traitance.
  • Favoriser une transition juste face à l’évolution du travail occasionnée par la quatrième révolution industrielle.