«Les avions sans pilotes, ce n'est pas pour demain»


LES AFFAIRES

Par Dominique Beauchamp

 

Les avions sans pilotes font peut-être rêver les technologues, mais ce ne sera pas une menace pour le leader mondial des simulateurs de vol et de la formation de pilotes CAE avant bien longtemps.

«C’est certain que ça viendra un jour, mais ayant moi-même piloté des avions, je sais que ça va prendre beaucoup plus de temps qu’on l’imagine, des décennies peut-être», a déclaré le PDG de CAE(CAE, 22,79$) en marge d’une allocution prononcée devant le Cercle canadien de Montréal, où il a étalé la culture d’innovation de la société qui fête ses 70 ans.

La technologie n’est pas du tout au point, et c'est sans compter tous les enjeux de l’intégrité des communications air-sol, de la réglementation et de la confiance des voyageurs.

«Il faut aussi bien cerner quels seraient les réels avantages économiques du pilotage sans pilote», a-t-il laissé tomber, avant de quitter.

 

CAE forme déjà des pilotes de drones, notamment pour l’armée, et la réalité est qu’il faut beaucoup plus de pilotes au sol qu’en aurait exigé le pilotage d’un engin, a renchéri Hélène Gagnon, vice-présidente, affaires publiques et communications mondiales.

Les premières applications apparaîtront sans doute dans le transport de cargo, a-t-elle ajouté.

M. Parent a aussi profité de la tribune offerte pour annoncer que CAE a été choisie le 24 novembre par les 265 entreprises et partenaires de la supergrappe des systèmes et des technologies de mobilité, MOST 21, pour être le porte-étendard des propositions soumises au gouvernement fédéral.

 

CAE 4.0

Le PDG estime que son entreprise est bien placée pour mener cet effort de recherche appliqué étant donné sa capacité à transposer des innovations dans de nouveaux domaines, comme elle l’a fait en intégrant la technologie haloLens de Microsoft à ses simulateurs d’échographie VimedixAR en temps réel des mannequins-patients qui servent à la formation du personnel médical.

CAE utilise déjà l’analyse de mégadonnées en temps réel «in the cloud» et l’apprentissage machine pour adapter la formation de pilotes à la réalité de chaque compagnie aérienne.

Ses ingénieurs mettent aussi au point un assistant intelligent qui fournira aux instructeurs des données sur le rendement d’un pilote pour personnaliser son perfectionnement, a donné en exemple M. Parent, pendant son allocution.

 

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